Quand je suis tombée enceinte, je me suis rapidement rendu compte du nombre incalculable de personnes qui avaient leur avis à donner au sujet de mon corps, de mon futur enfant, de mon accouchement à venir, etc. Bref, tout ce qui ne regardait pas 95% des gens qui me donnaient gentiment des conseils. J’ai pris mon mal en patience, ai envoyé balader quelques personnes, en ai ignoré d’autres. Comme me l’a dit une très bonne amie: « fille, ça ne fait que commencer! ».

Et j’ai fini par accoucher. Tant enceinte je me serais passée de beaucoup de conseils, tant après l’accouchement j’ai cherché, pas tant les conseils, mais du soutien. Du soutien sans jugement, du soutien d’autres femmes ayant vécu ou vivant plus ou moins la même chose. Bref, un cercle.

Lorsqu’on accouchait à l’époque de nos grands-mères ou arrière-grands-mères, la famille vivait souvent sur la même rue et parfois dans la même maison (OK, je ne suis pas sûre que j’aurais vraiment aimé ça). Le cercle était présent. Les sœurs, les tantes, les mères et les grands-mères transmettaient leurs connaissances, aidaient à tenir la maison pendant que la maman prenait soin de son enfant et se remettait de l’accouchement. Vivant à des milliers de kilomètres de ma famille, je n’ai pas ma mère ni ma sœur à proximité. Je peux tout de même les texter quand bon me semble. Même si les technologies nous font sentir moins loin, elles ont toutefois leurs limites.

J’ai également beaucoup écrit à deux amies qui ont accouché, cinq jours avant moi pour l’une et un mois pour l’autre. Sauf que l’une vit à Paris et l’autre à Melbourne… Entre le décalage horaire, les couches à changer et les nuits entrecoupées, j’ai eu des conversations pas mal décousues. Malgré tout, elles ont été (et sont toujours) d’un précieux soutien.

J’ai bien évidemment quelques amies et collègues qui ont eu des enfants, mais elles travaillent et ne sont pas toujours disponibles en journée. Là aussi j’y ai quand même trouvé mon compte, certaines sont très bonnes pour m’aider à ventiler mes frustrations sur Messenger, d’autres sonnent chez moi un mercredi soir avec une bouteille de vin blanc sous le bras pour jaser sur le balcon.

Puis l’occasion d’écrire pour le Little Blogue s’est présentée. Sans même me poser la question du temps, de la motivation ou de l’inspiration (#mommybrain), j’ai dit oui. Et j’ai re-rencontré des femmes qui venaient d’accoucher et se posaient les mêmes questions que moi. La première journée que nous avons passée ensemble m’a fait un bien fou; on a ri, on a parlé sans retenue et à aucun moment un jugement n’a été émis.

Mon cercle est peut-être éparpillé partout sur la planète, il n’est pas toujours disponible immédiatement, mais il est bien présent et me permet d’avancer et de me sentir épaulée dans cette nouvelle aventure. Merci à vous.

Et vous, votre cercle ?

Marion

PS. N’oublions pas les hommes qui sont à nos côtés, nos pères, nos conjoints, nos frères et nos amis. Un des meilleurs conseils qu’on m’a donné pour l’accouchement m’est venu d’un homme. Vous voulez savoir ce que mon ami m’a recommandé d’acheter pour le jour J? Une bouteille avec une paille pour ne pas avoir à faire d’effort lorsque je me désaltérerais entre deux contractions.