Être un couple de même sexe, ça implique de penser et repenser, réfléchir et mûrir la décision d’avoir un enfant. Disons seulement que la possibilité de se « lâcher lousse » un soir n’aura jamais le succès escompté.

Au Québec, un couple composé de deux femmes peut avoir recours à l’insémination, l’in vitro, l’adoption, la gestation pour autrui et la coparentalité.

De notre côté, nous avons opté pour l’insémination “amicalement assistée”. LOL. C’est une insémination artisanale qui a lieu sans aucune aide médicale, qui nécessite l’implication d’une tierce partie et peut avoir lieu lors d’une relation sexuelle ou à l’aide d’une seringue. Quand aucune relation sexuelle n’a lieu, le lien de filiation entre l’enfant et les deux mères est automatiquement reconnu alors que s’il y a une relation sexuelle ET que le donneur peut le prouver, ses droits parentaux peuvent être réclamés jusqu’à un an après celle-ci. L’insémination en clinique de fertilité est accessible au couple de même sexe depuis 2002, mais des frais y sont associés.

Pour les fleurs bleues de ce monde (comme moi), l’insémination artisanale était idéale! Un petit nid douillet rempli d’amour, un moment de tendresse avec ma blonde, la semence nécessaire pour voir notre rêve mûrir en moi…

Que demander de mieux? Juste un petit hic, ici! Je ne vous apprendrai probablement rien en vous disant que lorsqu’on planifie quelque chose, ça se passe rarement comme on se l’était imaginé.

Quand le jour “J” est arrivé, tout était soigneusement pensé, du petit pot de sperme à la façon de l’insérer dans le vagin. Sans crier gare, l’énervement de savoir qu’on était peut-être en train de créer un petit humain s’est mis de la partie et a enclenché un tourbillon d’émotions plus contradictoires les unes que les autres!

La tristesse s’est pointé le bout du nez en premier. Étrange, non, alors qu’on se dit que « ça devrait être une expérience heureuse »?!  Je vivais le deuil de ne pas concevoir « naturellement » cet enfant, tsé comme on l’enseigne dans les livres avec un pénis et un vagin, lors d’une relation sexuelle pleine d’amour.

Le deuil aussi de cette petite fille que j’étais autrefois, moi qui me voyais finir mes jours avec UN prince charmant.

Et en gros contraste avec tout ça, la fébrilité, l’excitation et la joie de savoir qu’on était probablement en train de concevoir un bébé. L’amour entre deux humaines qui ne voudraient être avec personne d’autre au monde remplissant la pièce, unies et enveloppées par toute la tendresse et l’intimité.

Cette vague-là d’émotions a déferlé sans prévenir, sans avertir. Et sans hésiter, on a fait ce qui apparut le plus naturel, un peu comme la tortue dans le Why Café de John P. Strelecky qui suit le mouvement de la mer pour avancer avec fluidité: on a accueilli les émotions telles quelles, peu importe leur identité. On a pleuré, ri et joui, laissant pénétrer toute cette magie. La magie de créer, à deux, dans l’amour, un petit être qui pousse maintenant en moi.

Oui oui! Notre insémination artisanale a été un succès, dès la première tentative! Quand on s’y arrête, on se rend compte qu’être enceinte, c’est une chance immense. C’est quelque chose de magique que la nature permet d’embrasser en tant que femme.

Notre parcours est différent. Du tiens sûrement, et de plusieurs autres.

Mais il y a une chose qui nous rassemble tous.

L’amour. 

Tu peux trouver des infos intéressantes juste ici : https://procrea.ca/fr/traitements-possibles/lgbtq-family-building/

Brigitte

Être un couple de même sexe, ça implique de penser et repenser, réfléchir et mûrir la décision d’avoir un enfant. Disons seulement que la possibilité de se « lâcher lousse » un soir n’aura jamais le succès escompté.

Au Québec, un couple composé de deux femmes peut avoir recours à l’insémination, l’in vitro, l’adoption, la gestation pour autrui et la coparentalité.

De notre côté, nous avons opté pour l’insimination “amicalement assistée”. LOL. C’est une insémination artisanale qui a lieu sans aucune aide médicale et qui nécessite l’implication d’une tierce partie et peut avoir lieu lors d’une relation sexuelle ou à l’aide d’une seringue. Quand aucune relation sexuelle n’a lieu, le lien de filiation entre l’enfant et les deux mères est automatiquement reconnu alors que s’il y a une relation sexuelle ET que le donneur peut le prouver, ses droits parentaux peuvent être réclamés jusqu’à un an après celle-ci. L’insémination en clinique de fertilité est accessible au couple de même sexe depuis 2002 et l’échantillon de sperme d’un donneur inconnu est gratuit alors que celui d’un donneur connu est payant.

Pour les fleurs bleues de ce monde (comme moi), l’insémination artisanale était idéale! Un petit nid douillet rempli d’amour, un moment de tendresse avec ma blonde, la semence nécessaire pour voir notre rêve mûrir en moi…

Que demander de mieux? Juste un petit hic, ici! Je ne vous apprendrai probablement rien en vous disant que lorsqu’on planifie quelque chose, ça se passe rarement comme on se l’était imaginé.

Quand le jour “J” est arrivé, tout était soigneusement pensé, du petit pot de sperme à la façon de l’insérer dans le vagin. Sans crier gare, l’énervement de savoir qu’on était peut-être en train de créer un petit humain s’est mis de la partie et a enclenché un tourbillon d’émotions plus contradictoires les unes que les autres!

La tristesse s’est pointé le bout du nez en premier. Étrange, non, alors qu’on se dit que « ça devrait être une expérience heureuse »?!  Je vivais le deuil de ne pas concevoir « naturellement » cet enfant, tsé comme on l’enseigne dans les livres avec un pénis et un vagin, lors d’une relation sexuelle pleine d’amour.

Le deuil aussi de cette petite fille que j’étais autrefois, moi qui me voyais finir mes jours avec UN prince charmant.

Et en gros contraste avec tout ça, la fébrilité, l’excitation et la joie de savoir qu’on était probablement en train de concevoir un bébé. L’amour entre deux humaines qui ne voudraient être avec personne d’autre au monde remplissant la pièce, unies et enveloppées par toute la tendresse et l’intimité.

Cette vague-là d’émotions a déferlé sans prévenir, sans avertir. Et sans hésiter, on a fait ce qui apparut le plus naturel, un peu comme la tortue dans le Why Café de John P. Strelecky qui suit le mouvement de la mer pour avancer avec fluidité: on a accueilli les émotions telles quelles, peu importe leur identité. On a pleuré, ri et joui, laissant pénétrer toute cette magie. La magie de créer, à deux, dans l’amour, un petit être qui pousse maintenant en moi.

Oui oui! Notre insémination artisanale à été un succès, dès la première tentative! Quand on s’y arrête, on se rend compte qu’être enceinte, c’est une chance immense. C’est quelque chose de magique que la nature permet d’embrasser en tant que femme.

Notre parcours est différent. Du tiens sûrement, et de plusieurs autres.

Mais il y a une chose qui nous rassemble tous.

L’amour.

Tu peux trouver des infos intéressantes juste ici : https://procrea.ca/fr/traitements-possibles/lgbtq-family-building/

Brigitte